Retour sur les conclusions du Congrès de l'Association Européenne d'Agroforesterie — Juin 2026, Neuchâtel (Suisse)
L'agroforesterie est passée du statut de pratique écolo marginale à un facteur clé de la productivité agricole : on redécouvre l'intérêt des anciens systèmes (pré-vergers, pâturages boisés, dehesas ibériques).
Les arbres sont désormais vus comme des infrastructures de production : moins de stress pour les cultures et d'érosion, meilleure fertilité des sols, résistance à la sécheresse et à la chaleur, revenus diversifiés et valeur des terres accrue.
L'eau est la préoccupation centrale : les arbres améliorent l'infiltration, retiennent l'eau, réduisent l'évaporation, créent de la matière organique et stabilisent le cycle de l'eau.
La rentabilité compte autant que la biodiversité : coûts d'installation, taux de succès, retour sur investissement, réduction des risques et diversification des revenus sont désormais au cœur de la recherche.